Race, Health Care and the Law 
Speaking Truth to Power!

la Commission Thématique Santé /VIH-SIDA

Checkout: Reclamationgallery.com

Vernellia R. Randall
Professor of Law and
Web Editor

 

Search this site
  powered by FreeFind
 

 
What's New
Awards and Recognitions
 

Chapters

Health Status
Organization and Financing
Access to Health Care
Quality of Health Care
Health Care Research

Bio-ethical Issues
Health and Human Rights
International Issues

The Health Care Challenge

Eliminating Disparities
 

Syllabi

AIDS
American Health Care Law
Bioterrorism 
Health Care Malpractice

Tobacco

Violence and Public Health
 

Surveys

 

Favorite Poetry

Invictus
The Bridge Poem
Still I Rise
No Struggle No Progress
 

Related Websites

Race and Racism
Gender and the Law
Legal Education
Personal Homepage

 

SANTÉ / VIH-SIDA
Forum ONG Commission thématique
Du 27 août au 1er septembre 2001
Durban, Afrique du Sud

Le 30 août 2001, la commission thématique Santé /VIH-SIDA s'est réunie de 14 à 21 heures. Sur ces sept heures, la commission a consacré 150 minutes aux témoignages oraux. La commission était composée de plus de 50 participants, parmi lesquels au moins 25 ont donné des témoignages et 15 autres ont fourni des témoignages écrits. Après le témoignage, un groupe d'environ 25 personnes a continué à travailler sur le document. La commission a identifié cinq (5) thèmes dont la déclaration et le plan d'action du forum des ONG devaient se faire l'écho : 1Intersection de la pauvreté, du racisme et de la santé, 2Statut de santé, 3Soins médicaux (accès et qualité) y compris médecine traditionnelle, 4Recherche et données, et 5VIH/SIDA. La commission s'est ensuite divisée en cinq groupes de travail, afin de dégager six concepts clés pour chaque thème. Après que la commission a abouti à un consensus sur la liste que chaque groupe de travail avait proposée, chaque groupe a mis au point des déclarations écrites pour le document que la commission a adopté par consensus. Ms. Alta Hooker et Professeur Vernellia Randall ont finalement élaboré la version définitive du document. Ci-dessous se trouve la déclaration recommandée et le programme d'action qui ont résultés du procédé décrit ci-dessus :

Déclaration

Reconnaissant que le racisme, la xénophobie et les autres formes de tolérance sont des déterminants majeurs de la santé physique et mentale. La discrimination passée et actuelle contre les groupes raciaux, ethniques et culturellement vulnérables, contre les peuples indigènes, contre les migrants, contre les peuples victimes de discriminations fondées sur la caste, contre les peuples en quête d'asyle, contre les réfugiés et les peuples victimes de déplacements internes a pour résultat dr diminuer le statut de santé des membres de ces groupes (surtout celui des femmes, des jeunes et des enfants), de réduire l'accès aux soins médicaux et la qualité des services médicaux. Avoir une bonne santé physique et mentale fait partie des droits de l'homme ; c'est une prémisse pour apprécier le reste de ces droits. Partout dans le monde, les groupes vulnérables se voient refuser l'accès à des programmes de prévention et de traitement abordables, et sont ainsi dépossédés de leurs droits de l'homme y compris celui à la santé, à la vie et à la dignité.

Reconnaissant que la pauvreté est un phénomène global, lié au racisme, à la xénophobie et à d'autres formes d'intolérance, et que la pauvreté perpétue la faiblesse du statut de santé, surtout chez les femmes, les enfants, les handicapés et les autres groupes vulnérables.

Affirmant que les soins médicaux visent non seulement le corps mais aussi l'esprit et qu'ils permettent de protéger la dignité humaine, y compris le droit à la participation et au consentement informé ; que les soins médicaux doivent être accessibles, complets, compréhensibles et sensibles à la culture des bénéficiaires. L'accès aux soins médicaux ne doit pas être refusé ni utilisé comme un outil de pression pour faire obéir les groupes visés aux politiques gouvernementales.

Condamnant les pratiques blâmables des industries du tabac, de l'alcool, de la drogue et des armes à feu qui visent les communautés désavantagées (en particulier en promouvant et en encourageant l'usage des cigarettes dans les pays en voie de développement).

Reconnaissant que les gouvernements et la communauté internationale doivent garantir un financement adéquat du système des soins médicaux, sa poursuite et son suivi efficace ; que les sources de financement des soins médicaux viennent non seulement des gouvernements nationaux mais aussi de la communauté internationale, y compris de l'annulation de la dette légitime et de la baisse des dépenses militaires.

Reconnaissant le manque significatif de recherche fondée sur l'observation dans le domaine de la santé physique et mentale des groupes vulnérables et sur leur accès à des soins médicaux de qualité.

Poussant les gouvernements, les organisations non-gouvernementales et le secteur privé à répondre à la manifestation de racisme internationale la plus critique - l'échec pour répondre drastiquement à la pandémie du SIDA. Il y a globalement 36 millions de personnes infectées par le VIH-SIDA, parmi lesquelles on compte 25 millions (55% de femmes) de victimes en Afrique. Il est ainsi indispensable que le gouvernement et la société civile s'engagent plus efficacement dans l'éradication des inégalités de genre et de race pour combattre le VIH-SIDA..

Considérant que les femmes subissent un risque plus elevé d'être infectées par le VIH du fait de l'épidémie des violences sexuelles perpétrées contre elles.

Programme d'action

Santé (Généralités)

D'ici 2010, les gouvernements doivent éliminer les disparités dans le statut de santé des membres des groupes vulnérables, y compris les disparités dans la mortalité infantile et l'espérance de vie, l'immunisation des enfants et l'incidence du diabète, des maladies mentales et cardiaques, du VIH-SIDA, du cancer, des maladies liées à l'eau, des maladies chroniques et des accidents.

Le gouvernement doit adopter des mesures pour assurer la protection, la promotion et la réalisation des droits de tous à l'éducation, aux soins médicaux, à la sécurité sociale, à la propreté de l'eau et aux systèmes d'évacuation des ordures, à la propriéte mobilière et terrienne. Toutes ces mesures doivent illustrer du respect et être sensibles à toutes les données culturelles. Il faut porter une attention particulière aux groupes vulnérables et aux victimes de discrimination, y compris aux gens au chômage, aux habitants de régions rurales, aux femmes, aux enfants, aux indigènes et aux peuples descendants d'Africains.

Les gouvernements doivent garantir que tous les peuples aient un accès libre ou abordable à des soins efficaces équitables, à des traitements et à des médicament. De tels soins médicaux devraient inclure tous les niveaux primaires (i.e promotion de la santé, vaccination, prévention, soins chroniques), secondaires (i.e. hospitalisation) et tertiaires ; ils devraient être disponibles sous différentes formes de soin ; ils devraient inclure à la fois la santé physique et mentale et prendre en considération les problèmes particuliers des femmes, des enfants et des jeunes. L'accèssibilité aux médicaments essentiels devrait être facilitée par des permis obligatoires, des importations parallèles et autres moyens internationalement reconnus.

Les gouvernements, les organisations non-gouvernementales, le système privé et la communauté internationale doivent garantir que les prestataires de soins / le personnel médical soient formés pour apporter des soins culturellement appropriés et que les membres de communautés africaines et de descendance africaine, les communautés indigènes et autres groupes vulnérables soient représentés adéquatement en tant que prestataires de soins médicaux. Pour assurer des soins culturellement appropriés, les gouvernements doivent permettre et promouvoir les pratiques de médecine traditionnelle en coordination avec les guérisseurs traditionnels.

Les gouvernements, les organisations non-gouvernementales et le secteur privé (en particulier la technologie médicale et l'industrie pharmaceutique) doivent développer des programmes de prévention et de traitement des maladies et des faiblesses qui affectent les groupes vulnérables de manière disporportionné, comme la drépanocytose, le diabète, l'hypertension et autres maladies chroniques, en particulier dans les maladies de pays en voie de développement.

Les gouvernements des pays développés doivent garantir la possibilité pour les pays en voie de développement d'accéder à des technologies liées à la santé et des savoirs médicaux dernier-cri.

Les gouvernements doivent assurer des ressources de soins médicaux équitables pour les communautés vulnérables, y compris des infrastructures de soins et du personnel professionnel. Un enrôlement obligatoire dans les service publics pour les professionnels médicaux et le recrutement de personnel médical stagiaire venant de groupes vulnérables sont autant de mécanismes permettant d'accéder à la parité au sein du système de soins médicaux. En formant du personnel médical, les gouvernements doivent garantir que celui-ci reçoive comme partie de son programme de formation des modules de droits humains et d'éthique (un tel programme doit inclure une section sur le racisme, la xénophobie et les autres formes d'intolérance qui y sont liés).

Les gouvernements, les organisations non-gouvernementales, le secteur privé et la communauté internationale y compris l'OMS, doivent régulièrement et systématiquement rassembler des données sur la race, le sexe et la classse socio-économique liés au statut de santé et aux soins médicaux. De telles données ne doivent pas être limitées à un recensement et à des statistiques vitales, mais doivent inclure des données sur l'accès et sur la qualité, en particulier ceux sur la prestation de service, le diagnostic et le traitement, la disponibilité des infrastructures et des prestataires et sur d'autres données liées à des activités et à des services. Une attention toute particulière doit être portée à l'impact de la discrimination raciale et à la publication de ces données, aux résultats et aux conclusions.

Les gouvernements doivent mettre en place des mécanismes destinés à assurer la protection des groupes vulnérables qui participent à la recherche. Ces mécanismes doivent inclure un consentement libre et informé mais aussi d'autres formes qui protègent les groupes vulnérables de l'exploitation. Des efforts particuliers doivent être faits pour protéger les groupes vulnérables, contre ce qui peut émaner de procès médicaux, de projet de génome humain, de recherche sur les cellules-souche et autres recherches du même type.

Les gouvernements doivent développer, améliorer et appliquer des régulations environnementales fondées sur les standards de santé destinés à protéger des populations vulnérables comme les enfants, les personnes agées et les personnes victimes d'immuno-déficience.

Les gouvernements doivent suivre et fournir un mécanisme efficace pour éliminer la discrimination raciale et d'autres formes de discrimination dans le système de soins médicaux (en particulier la discrimination contre les victimes du VIH-SIDA). Les communautés et les populations affectées doivent être impliquées dans ces mécanismes, et doivent avoir une grande influence sur les procédures de prise de décision.

Santé (VIH/SIDA)

Pour faire efficacement face à la question du VIH-SIDA, les gouvernements doivent mettre en place un programme global multi-sectoriel, composé de composantes se renforçant mutuellement (prévention, soins, soutien de la communauté et infrastructure médicale), comprenant aussi des programmes éducatifs sensibles à la culture des intéressés et incluant l'encouragement des citoyens à s'engager dans des tests volontaires. Pour surmonter la discrimination raciale manifestée dans la réponse à la pandémie du VIH-SIDA, le monde entier doit donner la priorité et une attention spéciale aux pays en voie de développement et aux groupes vulnérables.

Pour réduire la vulnérablilité des femmes face à l'infection du VIH, les gouvernements doivent diriger leurs efforts vers l'éradication du viol et de toutes les formes de violence sexuelle perpétrées contre les femmes.

Les gouvernements des pays riches doivent contribuer par au moins dix milliards de dollars par an au Fond Global de Santé des Nations Unies, afin de développer et de mettre en oeuvre des programmes globaux de prévention, de traitement et de soutien à la communauté pour combattre le VIH-SIDA, la tuberculose, la malaria et autres maladies infectieuses.

La dette de l'Afrique doit être annulée. Une telle dette détourne directement les ressources des soins médicaux et du combat contre la pandémie du VIH-SIDA. Les gouvernements africains qui obtiennent une annullation de la dette doivent utiliser les ressources ainsi dégagées aux services médicaux etsociaux.

Les gouvernements doivent développer et mettre en oeuvre des programmes efficaces et globaux de transmission du VIH-SIDA de-la-mère-à-l'enfant. De tels programmes doivent comprendre un consentement informé, des conseils pré- et post-test, des options de traitement, des substitutions à la formule lait et l'accès à des groupes de soutien.

Les gouvernements doivent garantir que tous les peuples puissent avoir un accès libre ou abordable à des soins et des médicaments efficaces et équitables contre le VIH-SIDA. A cet égard, nous reconnaissons les efforts de coopération du gouvernement d'Afrique du Sud et de la société civile pour atteindre ces fins, par le biais de leur engagement face à l'industrie pharmaceutique internationale.

Pour plus de renseignements :
Vernellia R. Randall
Professeur de Droit
The University of Dayton
School of Law
300 College Park
Dayton, OH 45469-2772
Téléphone: (937) 229-3378
Fax: (937) 229-2469 
randall@udayton.edu

 
Related Pages:
Home ] Up ] la Comisión Temática sobre salud / VIH-SIDA ] [ la Commission Thématique Santé /VIH-SIDA ]
Subsequent Pages:
Home ] Up ]
Previous Pages:
Home ] WCAR Health Caucus Proposed Declaration ] Institutional Racism in the US Health Care System ] Joint Statement to America Prepcom ] Health and HIV/AIDS Thematic Commission ] NGO Health Caucus Declaration ] WCAR Health Related Passages ]
Back Home Up

Always Under Construction!

Always Under Construction!

 

Contact Information:
Professor Vernellia R. Randall
Institute on Race, Health Care and the Law
The University of Dayton School of Law
300 College Park 
Dayton, OH 45469-2772
Email: randall@udayton.edu

 

Last Updated:
 03/10/2010

You are visitor number:
Hit Counter
since Sept. 2001

Copyright @ 1993, 2008. Vernellia R. Randall 
All Rights Reserved.